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Pour ceux qui veulent savoir, se comprendre ou comprendre un proche atteint du trouble de la personnalité limite... bienvenu dans mon enfer.
 
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Vous et l'autre

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    tpl borderline Index du Forum -> conjoint -> Avez-vous un avenir en couple ?
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MessagePosté le: Mar 2 Juil - 21:22 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Votre couple peut être valable. Ce n'est pas choisir le/la partenaire de vie le/la plus facile, mais si vous avez peur de la monotonie, vous ne serez pas décu.

Je suis avec ma conjointe depuis 26 années, si elle est encore avec moi, c'est qu'elle y trouve du bon, du bien, et un amour comme elle n'en trouvera jamais ailleurs. Je suis libre, elle est libre, et une promesse nous lie... sans aucun contrat.
Elle se dit chanceuse d'être avec moi... je ne comprends pas. Je trouve qu'elle choisit une vie difficile.
Souvent, je lui dis qu'elle serait mieux avec quelqu'un d'autre, moi... je suis l'enfer !

Je ne sais pas me choisir moi, dans aucune situation. Je ne sais pas comment me choisir, je ne sais pas qui je suis.
J'ai vraiment une large diversité de problèmes étranges et difficiles à comprendre pour la plupart des gens.
Ma vie est remplie d'abandons, je suis donc dépendant affectif. Je respire par elle, c'est elle ma vie.
Je ne suis pas jaloux, ni contrôlant, elle vit totalement libre et sans contrainte... elle est avec moi seulement parce qu'elle aime être avec moi. Je suis intègre et vrai. J'ai beaucoup d'humour devant mes misères, je suis un peu clown... très sarcastique.

Bref ! C'est possible d'être bien et d'avoir une vie de couple fantastique même avec un/une borderline. Il faut juste être assez solide pour traverser les crises les plus sombres, les passages dans les urgences en psychiatrie, les mutilations. Quand on tombe dans le noir, dans le gouffre de l'autre côté, nous ne sommes plus humain... seulement des machines de l'extrême, sans émotion, en mode survie.

Le sexe est important dans nos vies, c'est le seul moment où l'on se sent vraiment vivant, qu'on se fait montrer qu'on a le droit d'exister, que quelqu'un peu nous donner un morceau de vie, quelque chose à quoi s'accrocher. Pour me sentir vivant, je baiserais tout le temps...

L'attachement et les sentiments sont des terrains minés pour les borderlines. C'est difficile de gagner leur confiance, de les toucher.
Votre conjoint/te est un animal sauvage enragé... c'est long à apprivoiser.

Les borderlines sont des saboteurs instinctifs, ils sont dans la destruction et le chaos. Ils ont l'instinc de mort... et y survivrent toujours.
Nous sommes érudits et débrouillards. Quand on aime, on aime vraiment... quand on aime pas, il n'y a aucun doute possible, aucune méprise possible. C'est noir ou c'est blanc, il n'y a pas de centre, de milieu, de zone grise...

Si vous lâchez, vous lui donnez raison de se méfier. Demain il aura oublié votre nom. Le jour suivant il diparaîtra.
Ce ne sont pas des caprices d'enfants, ce sont des mécanismes de défense très envahissants et incontrôlables.
Votre partenaire est un psychopathe, sociopathe névrotique... qui essaie d'être juste et bon.
Il n'a aucune base, aucune référence, aucun modèle qui puisse ressembler à ce que vous avez dans votre vie pour fonctionner.
Pour comprendre ce qui se passe dans votre couple, vous devez toujours garder ça en tête.

Un borderline ne sort jamais de sa crise... il y a seulement des périodes où c'est trop, tout sort. Il n'arrive plus à dissimuler son état. Il n'arrive plus à copier les autres pour avoir l'air normal. Il y a des périodes plus faciles, plus blanches que le blanc avant de retomber dans son univers, la seule chose connue et contrôlée... le noir.

Dans certains pays, les femmes sont traitées comme des sous-êtres, elles n'ont aucun droits. Devant une situation similaire, les femmes d'ici se révolteraient... mais dans ces pays, les femmes manifestent pour ne pas avoir de droits.
Pourquoi ? Parce que l'inconnu fait peur, que les choses que l'on connait sont rassurantes... même si elles sont épouvantables.

Étrangement, le seul endroit où je crois être en sécurité est un endroit que tout le monde fuit et craint... de l'autre côté de la vie.
On fonctionne avec ce que l'on connait, avec les outils que la vie nous donne.

Vous pouvez vivre heureuse ou heureux avec un/une borderline. C'est possible...
Ce que vous lui donnez, vous, c'est la seule chose valable dans sa vie.
Aimez-le/la, baisez-le/la, comprennez... C'est un trouble psychologique grave, pas une maladie mentale.

Bonne chance !


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MessagePosté le: Mar 2 Juil - 21:22 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 28 Juil - 10:44 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

 Je ne sais pas si être en couple est vraiment bon pour moi, c'est vrai qu'avant ces douze dernières années j'avais une vie très mouvementée. Je vivais pleinement mes "crises" passant facilement mes "nerfs" sur les pauvres pantins de passage dans mon lit. Le pire étant que certains étaient addicts. Je vivais dans une insouciance totale, travaillant dans un bar dont j'étais aussi gérante, ce ne sont pas les rencontres qui manquaient. Mais mon credo était de ne jamais m'attacher. J'ai une impossible relation à l'autre. Ma première vie de couple m'avait jetée à terre, ôté toute naïveté. J'ai eu une grande période de nuit totale. De drogues parfois dure, d'alcool, de baise, de déviance... Je baisais sans capote et rarement le partenaire insistait... C'était baiser avec la mort, c'était doux, chaud réconfortant, et excitant, je me sentais vibrer. Un peu comme le moment où le métro arrive et tu te sens prêt à sauter. Une sensation de toute puissance, comme sous cocaïne, avoir le droit de liquider la fameuse devise "mieux vaut souffrir que mourir". C'est faux, il vaut mieux mourir cent fois.
Dans le chaos où je me laissais couler avec délices, j'ai rencontré mon mari. Mon rapport à l'être aimé est vraiment pourri. Je l'emprisonne, le manipule, le rejette pour qu'il me soit davantage dévoué si c'est possible. Mais il ne s'agit pas seulement de manipulation, je l'enferme, en réalité parce que j'ai peur qu'il me laisse, qu'il se lasse, qu'il trouve mieux que la salope inapte que je suis. Ajoutons à cela que depuis que je suis rentrée dans les rangs, je me sens diminuée, impuissante. Je ne comprends plus ce qui l'attache à cette personne fade, inintéressante et laide que je suis devenue. Plus mon amour pour lui grandit plus je me sens vide. J'avais pour habitude d'être en fusion permanente avec lui Mais de nombreuses automutilations plus tard, je commence à prendre de la distance. Je commence enfin à le laisser vivre, malgré la peur maladive qu'il m'abandonne. Je sais qu'il est perdu depuis quelques temps, du début de liberté que je lui laisse: la première fois en douze ans que je fais des efforts. C'est juste qu'il ne faut pas que je boive, pas que j'interprète "à ma manière" chacun de ces gestes ou la moindre de ces paroles. Il paraît que c'est de la sur- interprétation... Que je vois les gens à travers des lunettes déformantes.
Mon mari me traite comme si j'étais équilibrée du coup, quand je suis avec lui, je me sens équilibrée. Mais dès qu'il s'éloigne...
Bref, je crois que vivre en couple est un chemin de croix pour moi et lui. Je crois qu'il reste parce qu'il sait que personne ne lui donnera ce que je suis capable de lui donner... Mais si une autre arrivait à faire illusion? Ou si il craquait à force d'être envoyer se faire foutre, à force de cruauté, d'irrespect, de sadisme? Si brusquement une vie calme et paisible lui convenait davantage? S'il en avait marre d'être mon objet?
Alors je serais brisée, je me laisserais sans doute de nouveau absorbée par l'obscurité... Lors de mes rages, je me demande si ce n'est pas ce vers quoi je tend, ce à quoi j'aspire: être de nouveau ce moi obscur, inquiétant pour les autres, mais tellement rassurant pour moi.
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MessagePosté le: Lun 29 Juil - 03:30 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Vraiment... je comprends.
Tes propos sont... troublants. Je ne veux pas me sentir impuissant, démuni de moi-même.
C'est ce qui me fait choisir le noir. Étrangement, ma conjointe c'est ma vie et je ne peux que vouloir son bien. Pour cette raison, je la pousse souvent pour qu'elle me quitte. Je n'ai aucun droit de lui faire endurer un tel supplice. Je ne suis ni jaloux, ni possessif. Mais son départ me ferait devenir mauvais et ma vie s'arrêterait. Elle m'endure depuis 27 années.


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MessagePosté le: Lun 29 Juil - 04:23 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

 Ah.... une différence de taille: je ne suis pas jalouse, je suis La Jalousie, pas possessive non plus: Je suis La Possessivité. Heureusement cela ne concerne que mon partenaire, ni mes enfants, ni mes autres proches... J'ai conscience d'avoir créé une relation nocive avec mon homme, qui nous tue et nous comble à la fois. Mais je veux changer cela, et j'ai déjà commencé.
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MessagePosté le: Lun 29 Juil - 19:54 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Ma conjointe représente mes fondations pour m'accrocher à la vie, elle m'aide à choisir le blanc tout le temps du mieux que je le peux. C'est LA SEULE personne en qui j'ai une totale confiance. Je suis profondément dépendant affectif, je lui donnerais sans hésiter ma vie pour sauver la sienne. Je n'existe pas. Je n'arrive pas à exister... Alors pour elle, je lui donne tout ce que je suis. Autant le noir que le blanc.

La confiance que j'ai en elle ne me fait ressentir aucune jalousie, aucun besoin de la posséder.
Je sais qu'elle sera toujours là près de moi. Elle est dépendante affective elle aussi.
Je lui dis "je t'aime" avec autant de sincérité qu'au premier jour. Je suis toujours inquièt quand elle dit qu'elle m'aime... je ne comprends pas qu'on puisse aimer ce que je suis, qu'on puisse me choisir comme partenaire de vie...

Je suis libre, et je laisse les autres libres. Je ne fais pas aux autres ce que je ne veux pas qu'ils me fassent. Je ne contrôle ni ne dirige personne. Je fais seulement mon chemin et je mesure la chance que j'ai de pouvoir partager ma route avec elle. Elle peut partir, je peux la perdre... Ma vie en serait totalement invalidée, il n'y aurait plus de blanc, seulement le noir. J'en crèverais... Comme j'ai peine à mesure la valeur de ma vie, je n'ai pas peur ni qu'elle parte, ni qu'elle reste.

Ma relation est pourtant difficile, je suis borderline, elle ne l'est pas... Elle peine à comprendre mes besoins. Malgré tous ses efforts pour comprendre, son esprit ne peut concevoir la folie qui me construit, mes psychoses. Elle a peur de me perdre dans ma démence, se sent impuissante devant mes dérapages. Ce qui la marque le plus, c'est le changement dans mes yeux quand je sombre... Elle voit la puissance du noir qui prend possession de mon corps. Dans les yeux, on voit tout. On voit l'âme et la vie des gens. Dans les miens, on voit le néant et ça la fait paniquer.

Sexuellement, c'est difficile. Je baise pour rester vivant... Je baise avec quelqu'un que j'aime. C'est ma première blonde, la seule... Pour moi, c'est faire l'amour. Pour elle, c'est différent, je ne lui fait pas l'amour... je la baise. J'ai une sexualité compulsive qui est au-dessus de ses besoins et de ses limites. C'est très difficile à vivre pour nous deux, ce sont des frictions constantes depuis nos débuts. Je m'enlise, solitaire, dans l'isolement d'une sexualité autonome, et refaire contact avec elle est toujours difficile. Je me sens toujours brimé, je dois toujours faire preuve de réserve... je ne suis pas libre au lit.

J'ai besoin tous les jours, souvent plusieurs fois par jour. Elle, c'est selon le moment, ses disponibilités, le contexte et plein d'autres choses qui nous oblige à fonctionner dans la Cité. Ma relation me tue comme l'oxygène oxide mon corps et me tue, mais sans oxygène je meurs.

En 27 années de vie commune, je l'ai quitté à plusieurs reprises. Notre plus longue séparation a durée 4 années. Je n'ai pas passé une seule journée sans elle dans mon coeur et dans ma tête. Elle a toujours été avec moi, en moi, sans jamais nous voir, très loin l'un de l'autre. Avec le temps, elle a comprise le pourquoi de la démarche et elle me remercie. Jamais... jamais je n'ai voulu la quitter. C'était la décision la plus insensée de ma vie, quitter celle que j'aime. Je n'ai jamais été en mesure de gérer cette décision, je suis tombé, tombé... et j'ai continuer de tomber toujours plus bas. Drogues dures et dérapages intenses, flottant entre la vie et la mort.

Elle n'a jamais arrêté de penser à moi, durant ces 4 années. Elle a eut des amants, moi des maîtresses. Chacun de nous a construit quelque chose de son côté, et de nouveau nous nous sommes choisi.
Je ne suis pas comme tout le monde, je suis vrai et franc. Je n'ai pas de réserves. À nos débuts, quand j'avais 21 ans et elle 19, dès le deuxième rendez-vous j'ai déposé devant elle un volumineux dossier psychiatrique... le mien. C'est une drôle de façon de courtiser, de séduire. "Regarde qui je suis, ce que je suis... si tu veux de moi, tu es folle. Va-t-en, fuit devant moi." C'était le message. Elle est restée, c'est une reine blanche à mes yeux.

Je sais que tu comprends quand je parle de reines blanches... Tu as déjà vécu ça toi aussi, j'en suis sûr.
Quand il m'est arrivé de tomber au plus bas, complètement partis et perdu dans mes ténèbres, bouffé par une psychose, des gens ont eu la magie de me ramener à la vie par un simple contact, une main posée sur ma peau, une main qui reste là, en contact, jusqu'à ce que je revienne.

Je ne sais pas si c'est un standard pathologique pour nous, les psychoses.
Ma dernière crise, la semaine passée, m'a rempli de malaise devant mes voisins et mes amis.    
Je n'aime pas être à découvert, c'est un problème pour moi d'être vu dans ma réalité. Je n'ai rien vu venir, j'étais juste complètement épuisé, je me suis allongé au sol et... Bye bye je me retrouve de l'autre côté ! Mes voisins ont alerté ma conjointe que je ne répondais plus à rien, que je respirais très mal (très lentement, rauque et profond, avec des sifflements), mes yeux n'étaient pas normal. J'ai vraiment des conséquences physiques quand je deviens roi de mon enfer, que je sombre dans le noir, aux portes du gouffre.

Je reste totalement conscient de mon état, mais je me retrouve impuissant. Mon cerveau débranche mon corps, je ne suis plus moi, je ne suis plus là. Je peux suivre une discussion, parler et répondre... mais ma voix vient d'outre-tombe, quelque part de très loin. Avant, je paniquais de me voir tomber si bas, de voir mon corps arrêter de fonctionner malgré moi, je me tapais des crises de paniques qui provoquaient de l'hyperventilation, et je tombais sans connaissance. Je me réveillais et c'était reparti de plus belle. Une infirmière s'est assise près de moi, elle a mise sa main sur ma cheville, et elle est restée là longtemps, très longtemps... Le bien de sa main sur ma cheville m'a fait fondre en larmes, je me suis éfondré sur moi-même avant d'imploser et j'ai repris mes esprits. Une reine blanche pour moi, c'est quelqu'un de différent, qui d'un geste te fait revenir à la lumière, dans la vie.
Ma conjointe est une fabuleuse reine blanche, elle est ma lumière dans ma vie, elle est ma vie. Par elle je respire, par elle je ressens, par ses yeux je vois. Elle sait que jamais elle ne retrouvera un amour comme le mien, chacun est unique.

Je suis incapable de survivre à moi-même, je sabote, je détruis. Je prie la nuit de me sauver de la mort, et dans le noir toujours je suis... Je ne crois en rien, j'aime seulement l'image de cette déesse, ce qu'elle représente. Si il m'arrive de prier pour être sauvé quand je suis dans le noir, c'est a la Nuit que je m'adresse. Je suis plutôt nocturne, sous les lumières de la lune.


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MessagePosté le: Mar 30 Juil - 02:34 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Je sais que tu me comprends très bien. Quand je conduis seul, il me prend des envies de me foutre dans un pilier de pont. Le mouvement part et sa course est déviée. Peut-être une autre fois... Le moi obscure, c'est ma sécurité, c'est mon gardien de but devant le gouffre. Je suis rassuré quand je deviens lui, plus rien ne peut se mettre en travers de mon chemin... je suis bâti sur une ossature de chat, pas du tout imposant... et les gens ne restent pas devant moi. Mais devant un système, je me retrouve sans adversaire clair, tout le monde devient mauvais. Sans sens critique, sans réflexion, ils suivent la règle, la religion. Mangez tous de la marde avec vos règles, si personne ne m'attaque je n'ai aucune raison d'attaquer quelqu'un. C'est la même chose avec certains animaux, devant un chien qui me charge, je n'ai jamais d'hésitation... je charge. C'est très déstabilisant pour le gros chien méchant qui se met à avoir des doutes... Qui est le prédateur lui ou moi ? Les rôles sont inversé et c'est moi qui le pourchasse. Je suis plus proche de l'animal, basic et pas du tout une proie. Devant les hommes, c'est différent. Ils se mettent en meute et partout autours de moi ils sont là. C'est comme des hyènes, un troupeau de charognards qui tasse dans un coin un lion. Devant un policier, c'est comme devant un chien, à la diférence que ma vie est vraiment en danger. Mieux vaut mourir avec honneur et dignité que de vivre sans. Je ne veux pas voir de policiers jamais, je ne les aime pas... des serviteurs du pouvoir corrompu qui tirent sur des gens sans armes pour avoir des vacances payées, parce qu'il ont peur ou juste pour le fun.

Est-ce que j'ai un avenir en couple ?
Je n'en sais rien, à chaque moment je l'aime sans jamais savoir si je vais voir la lumière du lendemain.
Elle va avoir mal avec moi, sa vie est sans repos depuis ma chute il y a 6 ans.
Je n'arrive plus à m'en sortir. Je remonte tranquilement et c'est vraiment trop long. Je n'ai pas 4 vies devant moi !
J'ai des abscences quand je sombre dans mes pensées, je ne suis jamais vraiment là, même quand le monde me voit.


     ra 
          pa
                 ges !  !!   !!!    !!!!     !!!!!

Je me suis forger en enfer, le monstre n'est que mon outil de combat contre la violence de ma vie et de mes traumas.
Je peux faire et dire n'importe quoi, je suis imprévisible. Je tue des mouches sans éprouver de remors. Je tue un écureuil et ça me prend des mois à m'en remettre. Moi ! Moi aller chasser ? Non jamais de la vie. Tu vois comme je suis mauvais et dangereux ?
J'aime les animaux, pas beaucoup les gens.  


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MessagePosté le: Mar 30 Juil - 09:52 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Je ne peux même pas tuer de mouches, j'élève mes enfants dans le concept œil pour œil dent pour dent sans omettre de leur préciser qu'il ne doivent jamais affliger les plus faibles, se moquer, montrer du doigt. Je les élève dans l'esprit du "nous sommes tous égaux" mais en leur rappelant que jamais ils ne doivent laisser quelqu'un leur faire du mal impunément. Je suis une louve avec eux...
Depuis que j'ai commencé à discuter avec toi, je commence à lâcher prise sur mon couple Je ne harcèle plus mon amour de  ma paranoïa ou de mes délires. Mais je ne sais pas si c'est vraiment bien, il a l'air perdu. Il a toujours un regard triste et je ne sais pas quoi faire. J'aimerais qu'il sache que c'est par amour que je m'éloigne un peu, que c'est au prix d'un grand effort que je change ma façon d'être. J'ai l'impression que finalement ce n'est pas ce qu'il veut non plus. Que veut- il alors? Que je continue de m'automutiler, que j'avale des psychotropes, que je hurle et le gifle, comme ça a déjà pu arriver?
Je suis perdue, je ne le comprends pas plus qu'il ne me comprend...
Le 14 juillet nous avons eu une scène, terrible, je suis partie de la maison, il devait être 2 heures du matin. Je ne conduis pas et j'habite un village de Normandie, donc, je ne pouvais pas aller bien loin... Les bords de Seine, à 2km, la nationale à 1 km. En trois ans, je ne me suis pas fait beaucoup d'amis dans le village... Je devrais dire, je ne me suis fait aucun ami.
Bref, quand, trempée, il pleuvait, je rentre (il était peut- être 4 heures), son accueil mémorable a été de me dire, totalement et définitivement ivre:
"Ben, tu t'es pas jetée dans la Seine?" 
Il était près de moi quand j'ai eu un cancer, il a tout quitté à chaque fois que j'allais mal pour me rejoindre et me soutenir. Et brusquement, il change totalement de visage. Ca a été un déclic. J'ai décidé de cesser de le rendre témoins de mes faiblesses. Je crois que mon mal être est juste devenu banal pour lui. Il ne prend plus la peine de m'écouter. Il n'est présent que s'il me sent disponible pour le sexe.
Voilà pourquoi je me suis mise en quête d'autres âmes comme la mienne. Parce qu'à force, je crois que j'ai épuisé mon amour. Il ne sait plus comment me parler, comme se rapprocher, on s'est perdu.
J'aurais préféré être un homme, et avoir une partenaire féminine. Les femmes ont parfois plus de ténacité que les hommes, surtout face à la maladie. Quand j'ai rencontré mon mari, il avait 22 ans et moi 27, il n'a pas choisi la plus docile des femmes. Par instant je sens son désespoir et je me surprends à penser qu'il serait pus heureux avec une autre, parfois, je le lui dis, il me dit que c'est moi ou personne, qu'il m'aime plus que sa vie, que vivre sans moi serait inutile et que tout ce qu'il a de bon, c'est moi qui lui ait apporté. Il ment comme il respire je pense.
Dernièrement, nous avons essuyé plus de tempêtes que jamais. Avant, c'était nous deux face au monde aujourd'hui, c'est nous deux face à face, et c'est à celui qui blessera davantage l'autre.
Je suis terrorisée, parce qu'à la lumière de ce que je sais de ma pathologie, aujourd'hui je m'offre une nouvelle analyse de ma vie passée. Et c'est loin d'être glorieux pour moi. Tout ce que je pensais être une force, tout ce dont j'étais fière ne serait finalement que les conséquences du dysfonctionnement de mon cerveau? Mon amour entier, honnête, intègre et absolu, ma passion, tout cela ne serait que les élucubrations d'un cerveau malade. Ma soif de justice, ma franchise, mon empathie, ma compassion... ma sensibilité, peut- être même mes petits talents de scribouillard, c'est une maladie?
PFFF... Mais finalement, comme dirait notre Balavoine national dans la seule chanson de son répertoire qui me touche, "détournement":
" Je me sens bien chez les fous, je me sens chez moi".
Tu vois Nyx, c'est pour ça que j'ai besoin de parler. Je pensais que c'était juste que je percevais les souffrances, les miennes ou ceux des autres, avec trop d'intensité, que cela rendait plus difficile mon intégration dans la société. Je ne pensais pas que j'étais différente à ce point.
Et je n'ai plus d'allié à la maison. Je ne travaille pas en ce moment, donc, difficile de penser à autre chose que ma solitude. Mon mari assure pour deux, enfin, pour sept... Alors, j'évite de lui parler de ce qui ne va pas. J'affiche un sourire figé, mais je sais qu'il n'est pas dupe.
Je le rends malheureux et méchant quand je crise, je le rends triste et mélancolique quand j'essaie d'être "normale". enfin, si je ne "sur- interprète" pas ses attitudes... Parce que ça fait aussi parti du TPL, du coup, moi qui ait toujours pensé être extrêmement perspicace et lucide, je ne sais plus quoi penser des gens que j'ai en face, ça aussi c'est une belle connerie...
Je crois que je me suis un peu égarée... mais, j'espère que tu me pardonneras pour ce discours terre à terre et polluant sur ton espace.
Je ne supprime pas ce post, même si j'en ai envie parce que je veux que tu me dises ce que tu penses.
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MessagePosté le: Mar 30 Juil - 10:07 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

 Je n'ai pas même percuté... Il y a six ans? Une chute?

Tu sais, on a une chose en commun de plus: moi aussi je me demande comment quelqu'un peut m'aimer, moi, que je déteste parfois avec tant de fureur...

Le seul amour dont je ne doute pas, est celui de mes bébés, du moins jusqu'à ce qu'ils volent de leurs propres ailes. Quand je leur dit je t'aime, ils me répondent souvent je sais... alors, je leur demande comment tu le sais? Ben parce que je t'aime aussi...

Ils sont la raison de mon combat contre moi- même.

Je ne peux pas être si mauvaise, puisqu'ils m'aiment, et leur amour, le leur seulement, je ne le mets pas en doute.
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MessagePosté le: Mer 31 Juil - 03:24 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Tes mots sont les miens...
Je comprends ta situation. Je suis sans voix, profondément triste et désolé pour ça...
Tu me semble être une bonne mère... Tu te cherche toi, et tu sais que tu ne trouveras pas.
Le temps qui passe t'angoisse... L'amour est-il encore là ? Aveugle... tu ne vois pas.

Ma conjointe était un peu froissée du temps que je t'accordais. Elle trouve étrange de me voir lui dire si souvent comme je l'aime depuis quelque temps. Je lui ai parlé de toi, du bien que j'en retirais. Oups ! Pas les bons mots... Disons que j'ai augementé un peu l'inquiétude. Je lui ai expliqué... Je me suis permis de lui faire lire un de tes poêmes... GOD'ESS. Elle l'a vraiment trouvé bon.

Bon, c'est un peu une drôle d'idée pour elle, ce contact que j'ai avec un reflet de moi... Un de mes amis m'a même dit que je trompais ma femme... Non ! Je ne joue pas dans le dos de personne. Je suis juste content de parler avec quelqu'un qui me comprend, qui connait mon enfer... qui vit dedans.
Elle est loin, établie, avec une famille, ce n'est pas très dangereux. C'est agaçant, je comprends.
C'est comme si j'avais rencontré quelqu'un, dans un monde qui lui est inaccessible. Une forme d'intimité qu'elle ne peut partager. La jalousie est comprenable...
Mais devant mes élans vers elle, mes attentions pour elle, elle se dit que si ça me fait du bien... pourquoi pas ? Bref ! N'importe quoi pour me sortir de là.
Merci à elle. Je mesure ma chance de l'avoir près de moi pour m'aider quand je vois ton besoin, ton état.

Ta pensée est juste, ta conscience est belle. Ton homme souffre de toi, il a besoin d'être rassuré. T'en éloigner n'aidera pas à construire rien. Parler et parler toujours pour éviter d'ouvrir les portes et plonger... c'est mieux. Mais parler est difficile, nous sommes des saboteurs professionnels, c'est facile de déraper, d'être mal compris. J'ai souvent vécu des conflits sérieux avec ma conjointe. Je contrôle bien mieux la mécanique qui nous enlisait. Quand les émotions surpassent la raison, que les mots prononcés deviennent des cris de geurre, le piège est fermé, la situation ne fait qu'empirer.

Parler de soi à l'autre, et uniquement de soi avec le mot "JE", jamais "TU"... c'est un outil assez efficace pour casser le piège. Ça aide aussi à se recentrer, se faire comprendre plus facilement. C'est moins offensif et invasif. On ne fait plus la guerre, on parle et on s'écoute.
C'est très facile à dire et expliquer, c'est beaucoup plus difficile à faire qu'on croit.

Je ne te connais pas, même si je te connais... Je ne sais pas si ton couple c'est noir+noir = noir.
Ma conjointe, je l'ai détesté, j'ai dit des choses très blessantes souvent... Moi c'est blanc+noir = gris
Ma zone grise de tempérence...

L'amour c'est quoi ?
Toi l'artiste des mots, tu ne peux pas le définir plus précisément que ceux qui, 10 000 ans avant toi, l'on écrit. C'est insaisissable. Tu crois qu'il ne te veux que pour le sexe ? Tu dis aussi qu'il est toujours là pour toi. Tu dis qu'il boit et tient des propos peu respectueux... Délestage de son inquiétude ou simplement un raz-le-bol de la situation ? L'amour est perdu... tu n'es qu'un objet pour le cul ?

Je suis un gars, avec des couilles... De l'amour pas de sexe, pour moi c'est difficile de voir l'amour. Du sexe sans amour, ce n'est pas d'un grand réconfort. Quand il n'y a plus d'amour, il n'y a pas de désirs... Donc si ton homme te désire, c'est qu'il a des sentiments quelque part.
Encore là, je ne le connais pas... Ce que je dis, c'est presque n'importe quoi... Tu comprends ?
Si c'est un violent qui te séquestre, te frappe, t'abuse (contre ton gré)... prend tes enfants et fout le camp !!! Tu n'écris pas du tout comme une victime, je serais étonné que ce soit ta situation.

Vous vous êtes perdus...
Combien de fois dans ta relation vous vous êtes perdus ?
Je reviens à ma question... C'est quoi l'amour ?
Les autres fois, quand vous étiez perdus, que vous vous êtes retrouvés... l'amour n'était pas là ?
Un cancer par-dessus ça !!! C'est très éprouvant...
Seule toi connais la valeur de ton amour et de celui qui t'es donné.

Tes propos, ta situation... tu me sembles tout à coup beaucoup plus fragile. Je comprends le colosse aux pieds d'argiles. La sécurité du noir est invitante, rassurante.
Je constate que comme moi, tu es à la limite... Ce n'est pas ça notre problème ? Bien sûr... oui.
Toujours sur le bord de craquer, sans trop savoir à quoi s'arrimer.
Nos conjoints en bavent... c'est difficile à soutenir. C'est une épreuve à chaque fois.
Il faut vraiment qu'ils nous aiment pour nous endurer autant... 12 années que tu disais ?
Moi je torture ma conjointe depuis 27 ans... Je crois en son amour. C'est un peu difficile de voir le contraire.

Il y a deux jours environs, je lui ai demandé de me laisser sombrer à ma prochaine psychose. Je lui ai dit que je voulais voir au fond du gouffre... je crois qu'il y a quelque chose d'important qui s'y trouve... "moi". Comment tu veux qu'elle réagisse ? Elle a peur. C'est normal... "Et si tu ne reviens pas... Si tu reste comme ça..." qu'elle m'a dit.

Tu sais... je crois que tu es une pro pour en faire baver, toi aussi.
En même temps, je ne sais rien... Je ne te connais pas ! Peut-être que tu t'es choisi un partenaire de vie pour faire la guerre, pour confronter tes démons, tu choisis ta violence... Tu reste dans ce que tu connais même si c'est un cauchemar, parce que tu ne connais rien d'autre... que le noir.

Je parle de moi souvent en me comparant à une femme dans un pays qui considère les femmes avec mépris. Étrangement, quand à la suite d'une longue bataille elles obtiennent le droit de vote, elles votent pour ne plus avoir le droit de vote...


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MessagePosté le: Mer 31 Juil - 03:26 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Heuuu !
Ne dit pas que tu pollue mon espace... C'est faux


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MessagePosté le: Mer 31 Juil - 07:42 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

 Ce que je veux dire, c'est que d'ordinaire, je me tiens loin de faits précis, de détails terre à terre, j'essaie de parler avec mon âme, de livrer des impressions, des sentiments, et là, je parle de ma vie réelle, de mon quotidien. Une pollution de faits tangibles dans le monde du ressenti.
J'admire ta moitié. Je voudrais que la mienne soit aussi investie dans ma survie. Une forme de jalousie n'est pas à exclure, c'est évident. Mais elle ne doit pas l'être elle a un pied dans ton monde malgré tout. Pour le meilleur et pour le pire. Je comprends ce que tu dis quand tu dis qu'elle est ta reine Blanche. J'imagine qu'elle est terriblement réceptive, ce doit être dur pour elle mais cela doit être d'une grande aide pour toi, d'avoir quelqu'un qui reste sur le bord de ton abysse et qui veille sur toi.
Pour moi c'est différent. Je ne parle pas. J'ai trop essayé. Il ne sait rien de nos échanges. Il aurait possiblement deux réactions: une jalousie excessive pour une relation qui est presque "fraternelle" et qu'il interprèterait comme une trahison, ou pire, il me regarderait avec ce regard empli d'horreur qu'il a parfois quand je me fais du mal. Il n'est pas noir, je le crois gris. Il n'est pas blanc non plus, de cela, je suis sûre.
Pendant douze ans on s'est enfermé dans une relation sado- masochiste en étant l'un et l'autre très polyvalents. Cherchant des preuves d'amour dans la souffrance de l'autre. A ce petit jeu là, je l'ai battu. N'est- ce pas dans la génétique du Borderline de souffrir plus fort que les autres? N'est- il pas capable d'aimer plus fort que les autres? N'est- ce pas pour cela qu'il erre souvent seul, parce que personne ne peut lui rendre un amour semblable au sien. Mon mari a des aptitudes pour me convaincre d'un amour presqu'aussi entier. Mais ma tendance méfiante à la limite de la paranoïa me retient de le croire. J'ai toujours testé sa sincérité, chercher des preuves tangibles d'une possible mystification, j'en ai parfois trouvé.
Je ne peux pas parler, sous peine d'amener mon chaos de nouveau dans notre vie, dans notre lit.
Non, ne t'inquiète pas, il n'est pas abusif, il ne me retient pas contre mon gré, Je me retiens contre mon gré.
Si nous avons eu du sexe "fou" par période, il m'a toujours fait l'amour avec amour. Depuis quelques années, deux ou trois, je trouve qu'il me fait l'amour avec rage, d'une manière plus lubrique, plus sale, comme s'il faisait l'amour à une autre. Une autre pour qui l'attrait n'est que sexuel.
C'est de l'ordre du ressenti, difficile, même pour moi, de coller des mots sur ça. Je pense parfois que je m'imagine tout, que je mélange ressenti et affabulations...
Tu as raison, nous nous sommes perdus souvent, retrouvés de nouveau, mais à chaque fois, un peu moins, à chaque fois en laissant une partie de notre relation initiale derrière nous, à chaque fois en s'enfonçant dans la banalité, dans la "normalité" jusqu'à se noyer dedans.
C'est affreux pour moi que notre couple se résume à cela. Que notre empathie ait disparu, que nous ressemblions aux milliards d'êtres insatisfaits qui parcourent le monde. Je lui ai trop demandé, un don de soi et une abnégation totale, la dévotion parfaite. Je lui ai trop demandé. Je lui ai demandé d'être ce que je suis. de faire ce que je fait.
J'ai été incapable d'aimer "sa normalité" il fallait que j'aille chercher ses démons les plus noirs, ses fantasmes les plus nocifs, ceux que l'on n'avoue pas même à soi- même.
Il y a un an environ, nous avons atteint un point de non retour. Nous nous aimons l'un l'autre mais aujourd'hui, je crois qu'il a posé ses règles. Il a cessé de se plier aux miennes. Il a du finir par sentir leur nocivité.
Donc, nous voilà repartis tous les deux sur une règle d'amour d'une morne platitude avec chacun ses secrets, et qui lui convient parfaitement.
Pour moi, c'est plus difficile, j'ai du mal à faire le deuil de notre chaos. Je m'y sentais en sécurité, et cela me donnait la preuve absolue de son amour exalté inconditionnellement tourné vers moi. J'étais sa reine.
Je crois qu'à force de manipulations et de machiavélisme, la marionnette a rompu ses fils. Je sais ça a l'air horrible expliqué comme ça, mais j'ai analysé ma façon d'agir et finalement c'est juste la lutte pour le contrôle de l'autre.
Notre amour n'est plus fusionnel. Tous les psys du monde diront que c'est mieux ainsi. J'emmerde tous les psys du monde! Que savent- il de l'amour? Ils pensent juste à la libération de je ne sais quelles hormones, ou à je ne sais quelle blessure "aïe" psychanalytique, absence de pénis ou petite  mort. Sornettes! Cela marche peut- être pour les patients qui veulent sodomiser leur mère ou assassiner leur père. Cela ne fonctionne pas sur moi: l'amour fusionnel est la forme la plus absolue de l'amour.
J'ai perdu l'essence même de l'amour.
Si parfois je le sens souffrir un peu de cette affligeante banalité, je sais aussi qu'il en retire de la sérénité.
Je lui offre des vacances... Tu m'y aides parce que notre échange allège mon âme. je ne déverse plus mon trop plein de douleurs sur lui...
La personne qui t'as dit que tu trompais ta femme est bonne à enfermer. N'as- tu pas invité ta conjointe dans ton espace, n'y a-t-elle pas accès en réalité? Tu laisses ta reine bienveillante être témoins de nos échanges. Est- ce tromper? Il est idiot, si je puis me  permettre.
D'un certain point de vue, je trompe mon conjoint en choisissant une autre âme que la sienne pour m'épancher, mais il l'a implicitement demandé quand il m'a dit lors d'une récente crise qu'il ne pouvait plus supporter "ça", qu'il ne savait plus quoi faire.
Oui, d'une certaine manière, tu es mon alter ego masculin. C'est donc une forme d'amour narcissique. Je suis incapable de m'aimer, en revanche j'arrive à contempler mon reflet avec sérénité.  Peut- être une forme de tromperie. Mais il est ma moitié, sans lui, je suis incomplète. Il est unique dans mon cœur.
C'est juste qu'il y a cette partie de moi qui l'a rendu fou d'amour pour finir par le rendre fou tout court... Alors, accompagnée jusqu'ici par ma seule souffrance j'ai trouvé un compagnon sur la route de la douleur  à travers ce forum où nous échangeons. D'autres compagnons nous rejoindrons peut- être ici...
Merci de tes réponses, certaines me touchent tout particulièrement.
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MessagePosté le: Jeu 1 Aoû - 01:46 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Douce silencieuse, ton silence est rempli de bruits.
Comme pris d'un coup de foudre, je suis aspiré vers toi.
Toutes mes journées, je te parle dans ma tête sans rien écrire...
Et je retrouve ma paix devant tes mots que j'attends.

Quelle étrange relation que la nôtre... à la fois douce et salutaire, dans un monde rude et sanguinaire.
Je suis mort, tu es morte... et ensemble nous vivons mieux, nous respirons un peu. Tu me fais du bien.

Comme l'amour, je ne sais pas davantage ce que veux dire être fidèle...
Je sais très peu de chose... Tout ce que je vois est constament remis en question.
Je cherche toujours la logique, la raison. Comme un enfant je demande "pourquoi ceci... pourquoi celà..." sans jamais arriver à justifier sa raison. Je n'arrive pas à définir une table, je ne sais pas ce que c'est, même si j'arrive à la reconnaître.

Tu vas me penser vraiment fou... mais c'est un exercice amusant.
Une table, ce n'est pas toujours carré, ce n'est pas toujours rond. Il y a des multitudes de formes.
Ce n'est donc pas la forme qui défini la table.
Les pattes... 12, 5, 4, 3, 2, 1... pas de pattes du tout, des pattes par en bas et quelques fois par en haut. C'est vraiment n'importe quoi !
Ce n'est donc pas les pattes, ni le nombre, ni le sens, qui défini la table.
Une table, c'est en métal, c'est en plastique, c'est en bois, c'est en n'importe quoi...
Ce n'est donc pas la matière qui la compose qui défini la table.
Il reste quoi, sa fonction ? Surface sur laquelle on peut déposer quelque chose...
On peut déposer ce que l'on veut sur n'importe quoi, donc tout est une table.
Je ne sais pas ce qu'est une table...
L'être humain, c'est comme une table.
Il est impossible à définir, à cerner.
Ça ne sert à rien, mais il y en a plein.
Tous ne sont pas identiques, certains s'opposent.
Et il y en a d'autres... on ne sait même pas,
trop vides de sens, je ne comprends pas. 

Oui, je suis infidèle... je regarde avec mes yeux la beauté des autres femmes.
Oui, je suis infidèle... j'ai des "rush" quand mon coeur vacille, rempli de questions devant l'illusion.
Non, je ne sais pas ce qu'est l'amour... un moment de tendresse, un trip de cul salutaire... je ne sais pas. Je ne laisse que peu de place à mes sentiments, à mes émotions. C'est par une implacable logique que je m'appuis sur ma raison. Pour moi, aimer... c'est simplement rester. L'amour c'est ce qui reste une fois les tempêtes passées. Alors, je me suis dit pourquoi chercher ce que j'ai déjà trouvé, une personne capable de m'endurer. Je suis du genre absolu, tout ou rien. J'ai fait une promesse en aimant. Je respecte mes promesses. Je lui dois ma vie... je la trouve belle, elle a de belles valeurs, une grande sensibilité, une belle conscience et... beaucoup de caractère.

Détrompe-toi, ma conjointe ne te lis pas. Elle n'a même pas l'adresse de mon site et ne sais rien de ce qui s'y trouve. Elle sait que j'ai un site et que je passe du temps avec toi. Devant ses inquiétudes, sa "jalousie", parce que je parle de toi, de lui dire comme je te trouve fantastique, que tu es moi et que tu me fais du bien... elle réagit mal. C'est évident ! 
Je comprends... Je ne crois pas que j'aimerais la situation si j'étais à sa place. C'est un peu comme lui dire "je t'aime, mais je passe mes nuits avec une autre...". Oups... Elle a le droit d'être fâchée.
C'est important pour moi ce contact. Tu es totalement folle... tu me comprends parfaitement. C'est comme si je venais d'attérire sur une autre planète après un voyage que je croyais sans fin.

Très grosse différence entre toi et moi... Ta sexualité. Tu es chanceuse d'avoir eut la possibilité de vivre aussi pleinement ta sexualité. De ne pas avoir été brisée et mise de côté, jugée pour tes désirs et tes besoins. Je me suis retrouvé coincé... et j'ai choisi de le rester et confronter. Majoritairement, les gens se pleingnent d'avoir été abusé, d'avoir été touché... Pourquoi moi ce n'est jamais pareille ? Moi je me plains d'avoir été isolé, jamais touché, jamais désiré. Ma sexualité est insupportable de vide.

La première fille à m'avoir touché, c'est une prostituée qu'il fallait payer. La deuxième fois qu'on m'a touché, c'était gratuit, c'était ma conjointe (elle aussi sa première fois). On va s'entendre que le talent vient avec la pratique, que la première fois, c'est rarement fantastique. J'avais tellement soif, depuis si longtemps... La pauvre, elle s'est faite sauter. Toujours à se battre à cause de ses limites, et contre mon absence de limite. J'ai brisé quelque chose, la romance, son désir. Moi l'animal, j'étais un choc entre ses rêves de petite fille et sa réalité dans mes bras. Trop pressé de m'assouvir, elle n'avait plus d'espace pour respirer, elle s'est braquée. J'ai perdu beaucoup. L'amour dont je rêvais, celui que je voulais, je l'ai saboté bien malgré moi.

Après une année de sexe, une année de guerre, elle m'a demandée de l'espace, de lui laisser le temps de venir vers moi. J'ai attendu des jours, des semaines, des mois... Je vis dans mes carences 24/24h. Elle disait m'aimer, sans faire preuve d'aucun désir. Planter un couteau dans mon coeur et tournez-le, ça va me faire moins mal ! La seule personne qui m'ait aimé est incapable de me désirer... je suis en enfer, enragé, je ne me vois pas... Je ne sais pas. J'essaie de réparer ce qui est brisé, trouver les mots pour expliquer, crier mon besoin... être entendu. "Tu es comme ceci, Tu es comme celà..." Je la quitte, je reviens sans même avoir eut le temps de partir, c'est le bordel !

6 ans de vie en guerre l'un contre l'autre ont abouties à une séparation de 4 années. J'ai bien essayé de rencontrer d'autres filles, mais un assoiffé enragé ce n'est pas vraiment invitant. J'ai eut deux partenaires, durant quelques semaines. Une très ouverte et totalement désinteressée, l'autre une genre de trauma dont il ne me reste aucun souvenir. Je n'ai pas de talent pour courtiser, je ne comprends pas les règles qui régissent les débuts d'une relation. Je suis primaire, sans tacte, je dis ce que je pense peu importe les conséquences. Je dis du mieux qu'il m'est possible ma vérité. Je suis vulgaire et grossier, avec un don pour provoquer.

Je me sens comme l'enfant de la jungle, qui se fait expliquer des règles et des trucs inutiles et compliqués sous la menace d'être puni par la société qui m'a capturé. Et ils ont le culo de me dire que je vais aimer ça !!! Je ne comprends rien... tout ce que je vois autour de moi c'est la laideur, le mauvais. Je suis un ivrogne qui s'endore dans des party et qui se réveille dans un parc. J'allume ma première cigarette, je veux crever. Pour aider, je fais de la poudre, de la freebase, champignons, acides... et je me gèle avec des joints l'un derrière l'autre. Dans ma tête j'étais fou. Je l'avais quitté... Le seul et unique problème était le sexe. Le reste, c'était une fille exceptionnelle. Je suis un criss de fou ! Je l'aime, j'ai tellement besoin d'elle...

Je la rencontre une fois. Elle a un amant qui vient la voir une fois par mois. J'ai de la compétition, et le "timing" n'est pas bon car je pars travailler en Belgique quelques mois. Avant de prendre l'avion, je lui ai écris des poèmes d'amour complètement fou, elle a aimé. À mon retour nous avons discuté et c'est reparti sur d'autres bases. J'avais changé selon elle, moi je la croyais transformée (elle avait un amant, donc elle avait découvert ses désirs). 11 à 12 ans plus tard, c'est retour à la case départ. J'ai encore voulu la laisser... pour les mêmes raisons. Je ne me sens pas aimé, je ne suis pas désiré. J'ai une sexualité de gars dans le besoin, pas celle d'un homme... c'est plus proche de l'animal.
Je veux exploser, mais je ne peux pas, je veux la dominer, me satisfaite... Je suis jugé.

Avec le temps, j'ai appris à m'oublier encore plus. Ma reine, ma lumière dans le noir, ne fait que m'éclairer dans le noir. Sans savoir quoi faire, sans savoir comment l'atteindre, elle reste muette.
J'ai l'impression d'être en train de crever, j'ai besoin d'être sauvé.
    
Comme toi, je suis l'ami de tout le monde, mais je ne suis l'ami d'aucun... Dans ma vie, je cherche l'isolement souvent. Je me sens bien seul. Ma conjointe fait partie de mon cercle de solitude, elle seule connait et voit mon problème. Devant elle je n'ai aucun masque, je souffre d'attendre. D'attendre qu'elle vienne vers moi. Mon dieu je rêve, et les rêves ne sont pas. Je ne fais plus les premiers pas, je veux qu'elle vienne vers moi. Je sombre... 

J'ai fini par me lasser d'attendre. Elle est vivante, drôle, splendide... amoureuse. J'ai mis fin à mes attentes pour ne plus en souffrir. J'ai perdu mon désir. Pour reprendre tes mots, je suis un peu jaloux de tes histoires de cul. C'est seulement une question de point de vue. Je pleurs ce rêve perdu à plein coeur. 


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MessagePosté le: Jeu 1 Aoû - 08:36 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

 La différence nait du fait que nous n'étions pas les premiers l'un pour l'autre. J'avais un riche passé avant lui, j'étais allée au bout de nombreux fantasmes, les miens et ceux parfois décadents de mes partenaires. Du reste, quand nous nous sommes mis ensemble, j'avais un enfant. Lui, à 17 ans vivait avec une femme de quarante... Il a eu quelques conquêtes. Je n'aurais pas pu être "la première". C'est un domaine ou définitivement je préfère être la dernière... Notre histoire, me concernant, n'était au début que du sexe et du désir, mais il a su en tirer parti. Jusqu'à lui, j'évitais de vivre un quelconque attachement amoureux. Il m'est même arrivé de changer de numéro pour me débarrasser des plus entêtés. Il s'est rendu indispensable. Addiction sexuelle au départ, et finalement addiction amoureuse. Il a eu ce qu'il désirait, moi. Il faut toujours se méfier de ce que l'on souhaite. Il ne voulait pas tant d'enfants, je les ai mis au monde selon Ma Volonté. Aujourd'hui, il les aime et joue énormément avec eux. Il est à leur écoute, dès qu'il est à la maison. Il est fait pour être père, c'est moi qui avait raison...
Tu dis être infidèle, que tu contemples la beauté des autres femmes. Mais derrière, éprouves- tu du désir pour elles? Davantage de désir que pour ta propre compagne?
Je contemple sans cesse la beauté, celle d'un homme, d'une femme, d'une coccinelle, d'un arbre, du ciel... Je n'éprouve pas de désir quand je regarde la beauté. je ne la veux pas mienne. Le désir, je le ressens en permanence pour mon époux. Je le regarde, quand il dort, et j'ai envie de lui. Il y a quatre jours que nous ne faisons pas l'amour, et il me manque charnellement.
En ce qui le concerne, je sais qu'il désire d'autres femmes. Aucune à ses yeux ne m'égalera intellectuellement, mais le temps et l'enfantement m'ont rendue je pense bien moins désirable à ses yeux. Je sais que quand il contemple la beauté, c'est avec désir. Je me hais de ne pas être assez belle pour lui.
Il est souvent convaincu, je pense à tort que d'autres me convoitent. Il me dit que je ne sais rien de ce qui peuple la tête des hommes... Tiens donc...
De mon côté, je ne supporte aucune concurrence. Je suis folle à l'idée qu'il puisse se répandre dans une autre une simple coquille stupide mais jolie.
Je suis la Jalousie et pourtant dernièrement je la musèle, cette ennemie de notre couple.
Je suis pourtant contradictoire, je te parle, me confie, te comprends et cela dans son dos. Je crois que je préfèrerais qu'il se tape un régiment de salope plutôt qu'il en choisisse une juste pour se confier. Oui, c'est sans doute une forme d'infidélité que je lui fais.
Pourquoi ne vas- tu plus vers ta compagne? Entoure la d'amour charnelle, de contact chargé de tendresse. A force de vivre un amour puissamment cérébral elle a sans doute un peu perdu contact avec son corps, elle aussi...
Le fossé qui me sépare de mon mari n'est fait que de silence, heureusement nos corps sont encore connectés.
Je me suis souvent trompée concernant les hommes que j'ai fréquentés, je n'en ai jamais aimé un aussi fort que mon mari. L'alliage inattendu de la louve et du taureau. Il est fort, solide, il fallait qu'il le soit, sinon je l'aurais dévoré, comme j'en ai dévoré d'autres.
J'ai commis l'erreur de vouloir qu'il m'aime de façon aussi entière que moi. Je suis absolue, un tyran amoureux. Il n'est pas TPL, il ne peut pas aimer avec autant de force. Je ne peux pas être la seule pour lui, du moins concernant ses désirs et ses fantasmes.
Nous n'avons ni l'un ni l'autre ce que nous voulons n'est- ce pas?
J'ai besoin de posséder son esprit, il s'en défend.
Tu as besoin de posséder son corps, elle s'en défend.
On ne sera jamais satisfait, l'un ou l'autre.
A moins que nous ne réussissions à solutionner cela aussi...
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MessagePosté le: Jeu 1 Aoû - 15:45 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Voilà donc exposés les limites auquelles nous sommes confrontés.
Le contrôle ne contrôle rien, la seule chose que j'arrive à contrôler c'est moi... Ha ha ha ! C'est presqu'une farce.

Je regarde et je désire, mais jamais je ne tends la main pour aller chercher.
Toujours pour elle je reste fidèle. Je dis toujours la vérité... c'est quelques fois un problème.
Dans mon couple le silence parle, et je parle beaucoup... souvent trop.

J'ai beaucoup de haine envers les hommes et un amour/haine envers les femmes... je suis du genre "pas appaisé". Faire le geste d'aller vers l'autre, j'ai fait ça toute ma vie. Personne ne viens jamais vers moi. Personne ne me donne pour que mes yeux et mon corps soit reposé. Toujours je suis torturé, de me voir comme si je n'en vallait pas la peine. Je suis en adoration devant la beauté et rempli de misogynie. Je les sauterais toutes sans les respecter... juste pour me satisfaire.
Le hic c'est que je n'aime pas coucher avec quelqu'un que je n'aime pas, c'est juste vide... comme tout le reste. Je n'en retire aucun bien. Ça me désespère et fait voir la vie en noire... J'ai du cul, mais pas d'amour.

Avec ma conjointe j'ai de l'amour, mais pas assez de cul...    
La tendresse dans mon état... c'est assez fabulatoire d'y prétendre.
Je suis vraiment tout brisé dans ma sexualité. C'est rempli d'histoires que j'ai évité d'écrire et dont j'évite de parler publiquement, en général. Les gens jugent vite, ils ne comprendraient pas ma détresse quand j'étais enfant, ma quête pour être touché, avoir un contact un peu humain... La seule personne que j'ai trouvé dans mon enfer, c'était ma soeur... J'étais à la fois victime et agresseur. Mes parents fermaient les yeux et laissaient faire... J'ai une vie insoutenable à porter sur mes épaules, c'est rempli de mal et de contradiction. Je suis mauvais et je veux être bon. Je suis l'enfer, le monstre qui y règne et je pleure sous une caresse, je fends laissant mon corps percé fuire de partout et se vider.

Les putes ne sont pas celles qui font le trottoir, elle sont souvent en couple. Elles sucent pour une bague, se font enculer pour un char et des chevaux, et de semence elles se couronnent pour être princesse. Tout n'est que paraître, images et duperies... Elles parlent d'amour sans en comprendre le sens...

C'est avec grande envie, qu'avec ma queue je les ferais ravaler leurs mots, les enfonçant dans leur gorge jusqu'à les étouffer. Dans leur visage maquillé, mon couronnement pour les traînées... leur redonner une beauté qui n'a jamais été.  Nourrissez-moi, écartez les jambes pour mon repas ! Glouton je ferais honte à Gargantua. Vous boire, vous renifler à ne plus pouvoir en respirer, me fait me délecter. Je baise, je fourre... de ce plaisir je me prive. Dans ma tête tournent au désespoir mes désirs, mes complaintes.

Ma conjointe m'a sauvé, sur elle j'ai jeté mes désirs, sur elle j'ai cherché à me délivrer. Je suis extrême, assoiffé... Moi aussi j'aurais préféré être le dernier. Être le premier est une erreur. C'est pour ça que je l'ai quitter, pour qu'elle aille se faire baiser... Malgré tout, je reste le premier, même si d'autres y sont passés. Et je pleure de voir que rien ne peux changer, ce fait, cet état... je suis le premier. Je ne sais pas faire l'amour, mais je sais aimer. Je suis me suis perdu à force d'être rejeté. Elle ne mesure pas la blessure qu'elle a faite au fond de moi. Devant l'abscence de ses désirs, j'ai replongé dans les seules références sexuelles de ma vie. Quand je la baise, je me dis que c'est ma soeur. Mes yeux, mon esprit disjoncte, je ne me sens pas bien, je n'ai plus de plaisir.

Elle ne veux pas, elle s'objecte à tout. Sans élan et sans liberté, elle se plie et m'accepte. Je pleure, je pleure encore... Je pleure devant ce que je suis, sans voir ma vie.  


Dernière édition par Admin le Ven 2 Aoû - 02:40 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 1 Aoû - 15:52 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

J'ai vraiment une vie dégeulasse...
Je m'en excuse...
Vouloir me tuer, c'est routinier. C'est mon quotidien. Attendre demain, ça me donne du temps.
J'ai un peu peur de ton jugement, en ce moment.


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MessagePosté le: Ven 2 Aoû - 08:57 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

 Mon frère, aîné de 6 ans, s'est livré à cela, mon frère a par la suite fait la même chose sur sa propre fille. Il vit une vie de dépravé à se payer des putes roumaines à peine majeures. Il existe, à la limite de la pédophilie. L'inceste est fréquent, mais quelles suites as- tu donné?
Sa femme l'a quitté, aujourd'hui, elle est heureuse.
C'est mon frère, il est mon sang mais je sais le tort qu'il m' a fait.
Il pleure souvent, dans mes bras, en s'excusant.
Je ne crois pas son repentir.

Tu n'as sans doute pas une vie plus dégueulasse que d'autres, tu en souffres davantage, c'est tout.
Tu assumes ta vie dégueulasse, là où d'autres se voilent la face ou se clame innocent.
Tu n'as pas à craindre mon jugement: je ne juge jamais, je condamne. Je ne te condamne pas.
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MessagePosté le: Sam 3 Aoû - 10:46 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

J'ai un problème avec ce que tu dis, je devrais plutôt dire avec ce reflet de ma vie.
Es-tu ma chance de comprendre si je suis mauvais ou bon ?
Quand tu iras mieux, j'aimerais si tu le veux, aborder ce sujet.
Je ne te demande que ton opinion, et pour une fois... ton jugement.
Ce que tu dis de ton frère, ce n'est pas vraiment moi...
Mais comme les situations sont similaires et les rôles inversés, je ne peux que profiter de tes commentaires pour mieux comprendre si j'ai vraiment une faute à porter, des excuses à présenter.


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MessagePosté le: Mar 6 Aoû - 04:18 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Vide...
Il n'y a plus rien ici... seulement le fond noir de votre écran.


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MessagePosté le: Mer 7 Aoû - 02:07 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Vide...
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MessagePosté le: Mer 7 Aoû - 19:06 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Je comprends très bien tout ce que tu me dis, j'y ai longuement réfléchi.
Je ne me vois pas comme étant responsable de la situation. Je te fais l'étalage d'un dérapage sans y attacher mon histoire et mes émotions. Je ne dis pas que c'est bien et que j'ai eut raison, loin de là... Si j'avais pu choisir d'avoir une autre vie, je l'aurais fait. J'ai prié pour un moment de tendresse dans le plus sombre de ma vie, et la seule fille gentille avec moi, c'était elle. Je ne l'ai pas utilisé comme un objet, je me suis accroché à la seule personne qui a voulu jouer avec moi, sans savoir où arrêter.

J'étais une victime en profonde détresse, je n'avais que 12 ans. J'étais vraiment trop petit et jeune pour me retrouver agressé par des adultes et savoir me démener dans tout ça en faisant preuve de conscience, d'un sens des responsabilités autocritique devant mes propres gestes désespérés... Je n'avais aucune solidité sur quoi m'appuyer pour protéger qui que ce soit... même pas moi.
Je n'étais pas du tout comme tu dis, genre sadique, guerrier et confrontant... j'étais mort et j'essayais de continuer à respirer. Des signaux... il aurait pu en avoir mille, je n'aurais rien vu.

Parler de la notion de conscience du bien et du mal dans la tête d'un enfant en enfer, c'est le prendre pour Superman... je ne suis pas Superman. Quand tes models n'ont rien de responsables, en faire preuve à cet âge n'est pas un peut trop en demander ?
Être protecteur devant ma soeur... Elle n'avait pas à vivre mon enfer, mon père cruel elle l'a fuit, sans jamais vouloir y revenir. Elle a user de sa chance de ne pas être choisie par lui, de pouvoir éviter sa violence, son sadisme. C'est en garde partagée, dans les rares occasions qu'elle a essayée d'être aimée par son père, que c'est arrivé. Et quand c'était mon tour chez ma mère... Ma soeur n'a pas vu son père, elle n'a pas subit sa haine comme j'ai été détruit. Elle l'a trouvé mauvais et avait choisie de ne plus venir chez lui... ce qu'elle pouvait faire, alors que moi je ne pouvais pas. 

Toute sa vie, elle l'a manipulée pour avoir de l'argent, croyant que moi j'avais tout... que j'étais chanceux d'avoir un père et une mère, elle qui n'avait qu'une mère très discutable... et pauvre.
Mon père lui a acheté une maison. Moi je ne lui ai jamais rien demandé, ce n'est pas mon genre d'attitude, ce n'est pas moi.
Quand mon père est décédé, elle n'a rien trouvée d'autre à dire qu'elle avait seulement perdu son compte de banque. 
Bon Dieu qu'elle a cherchée son père, sans jamais trouver le mondre reflet de cette chose qu'elle souhaitait.

L'incest même sans sexe physique, organique et contact génitaux, c'est un mouvement qui une fois lancé est très difficile à retenir, à défaire. C'est une des pires choses à traiter en psychologie, c'est très difficile de s'en sortir. Et toutes mes tentatives pour sortir de cet enfer ont été vaines, avortées par la méchanceté des gens vers qui je suis allé pour m'en sauver. Je ne voulais pas... Je me suis brisé encore plus avec ça. Toute ma vie s'en est trouvée tachée, sans possibilité de m'aimer. La durée : 6 ans de vide en pleine puberté, sans aucun contact humain, sans tendresse, sans rien... Isolé, tu comprends le mot ? Isolé, c'est qu'il n'y a rien ni personne. Et quand tu cries ta détresse pour être sauvé et que tous ceux que tu pries t'enfoncent encore plus profondément... il reste quoi ? Rien... Seulement survivre.

Je porte un fardeau trop lourd de conséquences. Je ne sais pas si je suis bon ou mauvais... Je vois le mal que j'ai fait, je ne peux que le constater. Mais je n'arrive pas à m'excuser, à me sentir responsable de ça, je ne peux juste pas... Est-ce que je j'ai des regrets ? Oui, j'en suis rempli... Est-ce que je me sens coupable ? Non, pas du tout. Adulte, j'ai choisi de faire le bien, me posant sur ma vie pour juger du bien. Je ne viole pas, je ne suis pas brutal... je donne plus que moi, plus que je ne peux, pour éviter de me voir comme un trou du cul qui n'est que mauvais... et je n'y arrive pas.

Moi... un être séducteur ??? Je suis la misère même dans ce domaine. Je ne sais pas séduire, je n'y ai aucun talent.
Aucune femme ne cherche à me séduire, même pas celle avec qui je partage ma vie. Je suis toujours invisible...
L'amour je n'y comprends rien. C'est un supplice que je n'arrive pas à endurer, ne pas être aimé, ne jamais être touché, comme si mon corps n'existait pas... comme si je n'avais aucune valeur, comme si c'était impossible que je puisse suciter du désir chez quelqu'un.
Ta vie est remplie de contacts, sans doute trop et pas du tout désirés. Elle est remplie, même si tu n'y trouve que du vide sans valeur. Ce n'est pas mieux que moi... Tout reste vide. Mon vide n'est même pas rempli de contacts sans valeur et abusifs, elle est juste vide totalement.

Je suis adulte aujourd'hui, je sais voir ce qui est mauvais... mais j'étais très loin de voir à cette époque là.
À qui la faute revient ? Suis-je coupable ? Suis-je mauvais ? Je me juge plus sévèrement que ma psy, que ma conjointe qui comprend très bien ma situation. Ma psy est aussi sexologue et ceinture noir de karaté, c'est une femme qui a été abusée elle aussi. Elle ne dit pas n'importe quoi pour me faire plaisir... elle fait preuve de beaucoup de franchise et me critique ouvertement. Elle a intérêt à être comme ça, sinon je la boufferais tout rond. Elle essaie vraiment de m'aider à comprendre. Elle travaille avec moi sur mes désirs malsains en essayant de me faire avoir un certain "sens moral" et des limites que je puisse comprendre et accepter.

Je comprends ce que tu me dis... Je t'ai demandé ton avis parce que tu es mon opposé dans cette histoire, celle que j'aurais abusé. Je comprends que comme ma soeur, tu souhaites des excuses qui ne viennent pas, qui seraient faites sans aucune crédibilité. Rien n'excuse les gestes posés, je les juge avec autant de sévérité que toi... Mais je ne ressens aucune culpabilité... je ne comprends pas pourquoi j'aurais à m'excuser alors que mes parents en sont incapables. Mon père n'avait aucune limite, et c'est de ma vie que j'ai payé sa folie.

Je ne regrette pas les gestes posés, je regrette d'avoir eut cette vie que je rêve tant de m'enlever. Une vie pleine de merde dans laquelle je n'arrive pas à rien faire pousser, rien ne germe.
Présenter des excuses qui n'ont pas de bases, je n'y arrive pas. Être pardonné pour ça ne changerait rien. Être condamné non plus.
Celui qui a fait ça, ce n'est plus moi... cet enfant je l'ai tué, j'en ai invalidé l'existance sans réussir à effacer les traces. Je n'ai pas de famille, je ne connais pas ce mot. Je suis né de moi par moi, me voulant sans passé. Je n'y suis jamais arrivé. 
La seule personne qui m'a dit m'aimer, je lui ai donné ma vie dans sa totalité. Dans ma vie, elle est unique.


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MessagePosté le: Mer 7 Aoû - 19:44 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Autrement dit, la réponse n'est pas si simple.
Si elle l'était, ce serait réglé depuis longtemps.

L'histoire que j'ai écrite je vais l'effacer, tu comprends que c'est un peu trop intime et propice aux jugements pour que je la laisse sur ce forum. C'est quelque chose que je ne veux que partager avec toi. Ma conjointe sais depuis le début de notre relation, je ne ments pas, je ne cache pas rien. Elle sait et comprend mon environnement, elle connaît mes parents. Elle ne comprend pas que des gens puisse faire preuve de si peu de conscience, encore moins devant leurs propres enfants. Elle comprend, que mes choix... n'existaient pas.

Comme tu dis si bien, une psy normale ne condamne pas ses patients à la potence, j'en ai vu longtemps des mous sans colone et je les ai tous brisé. J'ai choisi celle-ci pour jouer sur un terrain où je peux facilement être condamné et elle a un foutu caractère. Malgré ses expériences personnelles, ses blessures, elle n'arrive pas à me condamner pour ce que j'ai fait. C'est juste de la survie... rien d'autre.

Avoir ton opinion sur la chose... c'étais important. Merci d'y avoir répondu. Je ne m'attendais pas à d'autre chose que d'être condamné, en regard de tes expériences.

Ma vie n'est pas la tienne, nos chemins sont différents. Nous nous sommes perdus de différentes manières, et comme tu vois, je ne suis pas plus heureux et moins tourmenté que toi. Je ne fais pas preuve de peu de conscience, j'ai toujours évité ma soeur pour éviter d'aller vers elle... même quand elle m'avouait avoir des fantasmes pour moi. Je suis un salop sans en être un...

Suis-je bon ou mauvais ?


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MessagePosté le: Jeu 8 Aoû - 08:21 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

 Oh non, Nyx, pour une fois, tu ne m'as pas comprise. Je ne t'ai pas condamné, bien au contraire je comprends, deux enfants isolés, livrés à eux- même. J'ai peut- être en écrivant fait un "transfert" tu as raison. Aurais- je eu une période de nymphomanie si je n'avais pas été touchée, petite? Peut- être, peut- être que cela rien à voir. Ceci dit, quand mon frère m'a demandé de lui pardonner, il l'a fait quand ma vie ressemblait à une orgie permanente. Il m'a dit qu'il pensait être responsable pour ça. Peut- être m'en a-t-il convaincue... Ceci dit j'ai développé plusieurs problèmes simultanément après l'avoir dénoncé à mes parents. Boulimie, pipi au lit à dix ans... tu vois, pas trop cool. Alors, je ne sais pas si tout est lié, je n'ai jamais pu confier cela à un psy. Je me sens aussi coupable que lui, mais je n'avais que 6 ou 7 ans quand il a commencé, il en avait treize. Il lisait des magazines pornos en permanence, des bd trashs genre ZARA la vampire, ect... Il m'a dit avoir été abusé lui_même par une de nos tantes...
Je suis proche de lui, je n'éprouve pas de haine ou de rancœur, je l'aime, c'est mon frère. Il n'est pas le seul coupable.
Je n'ai jamais éprouvé de désir pour mon frère, l'idée même de l'inceste me soulève le cœur.
Mais, l'inceste en fratrie est quelque chose de banal, ce n'est surement pas le pire inceste.
Un enfant reste un enfant. Ils ont leur propre sexualité. L'inceste monstrueux confronte la sexualité d'un adulte ( quelqu'en soit le sexe) et celle d'un enfant. Je pourrais tuer pour ça.

Non je ne te condamne pas, loin de là. J'aime que tu te sois confié.
J'ai tenu à répondre à ce topic avant que tu ne l'effaces.
La chose lamentable en revanche c'st que ta sœur n'assume pas sa part d'erreur.
Elle ne te permet pas de trouver la paix.
Toutes ces histoires sont différentes. Chacun les vit différemment. 
Ma faute, c'est qu'à six ans j'avais conscience que quelqque chose n'était pas sain. Alors, je m'enfermais dans la passivité en le laissant faire, je faisais semblant de dormir. Je me disais que je révais et que quand il arrêterait je me réveillerais.
Je n'aime pas parler de cela.
Merci de t'être confié Nyx, mais je t'assure que je ne te condamne pas.
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MessagePosté le: Jeu 8 Aoû - 12:30 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Je sais Silencieuse... je ne me sens pas du tout condamné par tes propos.
On regarde avec sa vie, avec ses yeux... Le transfert est inévitable, et c'est en toute conscience de la chose que j'ai abordé ce sujet avec toi. Tu m'as donné la seule réponse que tu pouvais me donner. C'est la réponse que j'attendais... Je ne suis pas blessé du tout par tes propos, sois en rassurée.
Je t'ai demandé de me juger... avec tes yeux et ta conscience. Je te remercie de ta réponse.

Je ne te demande pas de me parler de ce que tu n'aimes pas... tu n'as pas à me raconter quoi que ce soit, si tu n'en ressens pas le besoin et encore moins si cela te rends mal à l'aise.
Nos histoires sont très proches, ce point qui dévore mon esprit je dois m'en libérer.
Pour un moment, tu es devenue ma soeur, une soeur avec qui je peux discuter, m'expliquer... et en même temps, tu es moi, aussi perdue et dévastée. Tu es magique, tu peux voir les deux côtés.
Tu me permets ce que ma vie ne me permet pas... comprendre, me rassurer.

Je ne peux pas m'excuser même si je porte la faute des gestes posés. C'est très difficile émotivement à gérer. Comment je fais pour m'aimer ? Je n'y arrive pas. Comment je pourrais prétendre être bon et faire le bien si je suis un monstre ? C'est un peu la question que je posais... C'est une demande très égoïste, ouvertement et volontairement soumise à ton jugement, toi qui peux être juge et bourreau, et qui peux aussi m'innocenter.
Un dictateur, ça n'a pas de pitié, ça dit sa vérité. Tu ne m'as pas condamné, ni innocenté... Ma question est sans réponse. Elle n'a pas de vérité.


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MessagePosté le: Ven 9 Aoû - 00:46 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

 Pas une vérité, mais une multitude. La Vérité se trouve au croisement de cette multitude.
mon cher alter ego, elle se trouve au croisement de ta vérité et de la mienne.
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MessagePosté le: Ven 9 Aoû - 01:28 (2013)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Je sais...

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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 10:35 (2016)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Au secours!!
Ma compagne est borderline et j'en meurs...


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MessagePosté le: Lun 3 Oct - 10:15 (2016)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Salut Christophe...

Explique un peu... ce qui te pose problème.


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Christophe


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MessagePosté le: Lun 3 Oct - 10:33 (2016)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Bonjour...
Ma compagne, ex compagne, compagne, ex compagne est borderline...
Çà me détruit!
C est tellement violent...
J ai plongé dans l alcool, j ai lâché mes enfants, mon travail, ma maison...
Je l aime très fort ma Reine...
Mais elle ne veut rien voir...
Alors je me détruit pour qu' elle comprenne.. 


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MessagePosté le: Mar 4 Oct - 17:13 (2016)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Salut Christophe...
Je me pose des questions devant ce que tu dis... C'est toi qui es borderline ou elle ?
Lâcher ta maison, ton travail et tes enfants pour une personne est un choix trop gros, mauvais pour toi (et possiblement aussi pour tes enfants).
Plonger dans l'alcool et vivre dans un sentiment de dépendance amoureuse aussi destructive (ta reine), c'est pas sain... c'est borderline.
Te détruire pour qu'elle comprenne aussi tient des états borderline.
La difficulté dans une relation entre deux borderline c'est de ne pas en avoir un qui entraine l'autre vers le bas, mais de toujours avoir une personne qui comprend et nous tire vers le haut. Aimer c'est aider l'autre... et ça fait du bien à soi.
Te détruire pour une personne est possiblement la pire chose à faire... une fois dans la rue, sans rien et sans moyen... il reste quoi pour rassurer sur sa capacité de ne pas être un poids à supporter mais plutôt une relation qui fait du bien, qui a du sens.
Ça porte pas à aller vers... c'est un message contraire. Montrer ta peine et ta douleur au point de te détruire peut être de nature à créer des distances au lieu de créer des rapprochements.
Elle veut rien voir... Je sais pas... ça me semble beaucoup de démonstrations pour qu'elle ne voit pas.
Explique c'est quoi le début, comment les choses se passent et comment tu en es rendu à mettre de côté ta maison, ton travail, et tes enfants...

Je vis une séparation, 30 années de couple à être fidèle et vivre malheureux sans sexualité, pour une nouvelle relation avec une fille la moitié mon âge qui est borderline elle aussi... et je me sens bien, libre et vivant, je respire, je me sens heureux. 3 mois... bientôt 4 (lol, c'est pas beaucoup)


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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 21:06 (2017)    Sujet du message: Vous et l'autre Répondre en citant

Message à la personne identifiée Caroline Web, des États-Unis,  ce site n'est pas dédié à faire de la publicité, ni à faire du recrutement religieux ou à faire la promotion de ses croyances. Ce genre de message n'est pas compatible avec le mandat d'entraide et de soutient de ce site... 

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