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La prison

 
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MessagePosté le: Sam 1 Nov - 15:59 (2014)    Sujet du message: La prison Répondre en citant

J'ai fait l'expérience de la prison récemment. Ce fut une expérience très troublante, mais pas pour les raisons que l'on pourrait croire à première vue.

Voici le contexte :

Je me suis engagé dans une thérapie spécialisée sur les troubles de la personnalité, sur les conseils de ma thérapeute avec qui je partage ma vie depuis 10 années. Cette psychologue a une grande importance dans ma vie, elle me connaît, elle me comprend, elle voit ce que je suis et la valeur de ma pensée. Elle sait que je suis une bonne personne qui protège et fait du bien autour de lui. Mais, elle se sent limitée dans sa capacité de m'aider à me sortir de ma noirceur, sans moyen pour m'aider à atteindre mes objectifs (ressentir du bonheur). Donc, elle m'a poussée à essayer d'autres thérapies, tout en gardant le contact avec moi. Je suis son pire client à vie, mais elle m'aime bien.

La thérapie spécialisée (Dialectique comportementale), se passe très mal. Mes droits fondamentaux sont totalement baffoués, les buts visés par la thérapie ne coresspondent pas du tout à mes valeurs et mes objectifs, mes oppositions à être traité avec autant de mépris sont ignorés et mis sur le compte d'une déficience, d'une maladie, parce que je n'ai pas le même regard, les mêmes opinions, que ceux qui se donnent le mandat de me dresser à me conformer à leurs idéologies comme étant "la solution" à mes problèmes. Bref, ces thérapies consituent à mes yeux de la propagande politique, bien plus que de l'aide dans le respect de la personne qui fait une démarche pour être aidé selon ses besoins et avec respect de ses opinions et de ses valeurs.

Devant le litige soulevé dans ma démarche thérapeutique, je n'ai trouvé aucune oreille pour entendre et discuter de ce qui me posait problème. J'ai monté un dossier de recherches avec des documents officiels d'universités et de sites du gouvernement qui montrent une autre réalité beaucoup plus sombre de ce type de thérapie et des conséquences préjudiciables de ce type de démarche. J'ai payé $2000 pour me faire agresser et me retrouver en plus fâcheuse position, avec une plus grande instabilité, dans un contexte qui n'a rien eut d'aidant. Je n'ai pas reçu les soins auquels j'avais droit et pour lesquels je payais, j'ai donc demandé un remboursement ou que cette thérapie soit reprise avec le respect des lois qui encadrent la profession et visent à protéger les clients et leurs droits.

Devant mon insistance à être remboursé et mes explications très péjoratives contre ce type de thérapie et leurs applications, devant mes 4 demandes d'explications et de discuter de la problématique, toutes mes démarches sont restées sans réponse. Je n'ai jamais eut de retour à mes lettres (même pas pour me dire d'arrêter d'écrire et de faire de telles demandes).

J'ai menacé ma psychologue spécialisée de la poursuivre en Cour Criminel pour agression si elle continuait à refuser de dialoguer pour trouver un terrain d'entente acceptable pour les deux partis. Alors elle a utilisé mes confidences dans ma relation thérapeutique avec elle, donc une situation où je parle de ma rage, de ma colère et de mes difficultés à vivre avec mon passé (c'est ça faire une thérapie), pour porter plainte 3 ans plus tard contre moi et me faire taire pour ne pas être dénoncée.

On est venu m'arrêter chez moi, avec des chefs d'accusations ridicules et incompréhensibles. Devant la chose, j'ai proposé d'aller discuter pour remettre les pendules à l'heure et démontrer l'incohérence des accusations et des propos dont on m'accusait. Je n'ai jamais dit ni écrit ce dont on m'accusait... Une fois rendu au poste de police, on a pas discuté avec moi, on ne m'a pas montré le document incriminant pour justifier que je sois arrêté. On a procédé à mon arrestation sans aucun dialogue, aucune autre explication. On m'a mis en cellule avant d'être transféré à Montréal dans une autre cellule. Je n'ai pas mangé durant 4 jours, je n'ai bu que de l'eau... La nourriture était moisie et indigeste, et j'ai des problèmes de digestion important et des intolérences alimentaires.

Sans que j'ai vu un avocat ou un juge, on m'a transféré dans la prison de Rivière-des-Prairies. Le transport s'est fait dans un fourgon cellulaire avec de petites cellules indépendantes et étanches avec seulement une prise d'air à mes pieds. Le chauffeur a mis le chauffage dans le tapis, durant les 40 minutes du trajet. On s'est fait cuire comme dans un presto à ne plus arriver à respirer. Les détenus tapaient dans les parroies de leur cellule en criant de couper le chauffage, et le chauffeur riait de la chose.

Je me suis retrouvé avec des chaînes aux pieds et aux mains. Comme j'ai des tendances suicidaires chroniques, on voulait, pour mon bien et ma sécurité, me mettre au trou... dans une pièce avec un trou pour chier, une petite pièce qui pue la marde et sans lumière. J'ai négocié avec un employé du centre carcéral de ne pas être mis dans ce genre de lieu, et devant mes explications du pourquoi j'étais là, il ne comprennait pas ce que je venais faire ici, en prison. J'ai donc été placé avec les autres détenus. Je pèse 115 lbs et je mesure 5'-7", je suis loin d'avoir une stature imposante devant le reste des autres détenus qui sont tous beaucoup plus gros et grands que moi. Nous sommes 18 dans une grande pièce, à dormir sur le sol, sur de vieux matelas en mousse, déchirés, moisis, tachés de sang...

À mon grand étonnement, je suis acceilli par les autres détenus avec beaucoup de respect et d'humanité. Ils s'empressent de partager leurs biens, en me donnant un matelas et en m'offant un café. On me demande ce que je fais là... Je réponds que je ne sais pas, que je suis prof et que je ne comprends rien de ce qui m'arrive. Il y en a d'autres comme moi, qui se retrouvent dans la même situation... Une ex très fâchée qui a usée du système de Justice pour faire du tord et priver le père de voir ses enfants, des gens qui se retrouvent en prison sans raison valable, juste parce que c'est une grosse machine mécanique et aveugle. Je me retrouve donc entouré de gens qui démontrent beaucoup d'humanité et de respect !!! Je ne comprends pas... je comprends encore moins.

Il y a un schizophrène à qui on a enlever sa médication. En prison ils ne donnent pas les médicaments quand on les apportent avec nous. Si bien que le schyzo était complètement fou et dangereux pour les autres... il agressait tout le monde pour se chercher une proie. Comme je suis petit et que j'évitais d'être proche de lui, il m'a visé comme étant une cible à sa colère. Je ne ressens pas la peur, je ne suis jamais intimidé par rien... Mon assurance devant lui m'a sauvé d'une situation problématique, il s'est trouvé une autre cible.

J'ai vu mon avocat pour la première fois, 3 jours après mon arrestation. Il a fait tomber les charges contre moi, des charges qui ne reposaient sur rien, juste du vide et de fausses interprétations. Seulement le juge n'était pas rassuré par les propos de mes lettres avec ma thérapeute, ne comprennant pas que toute l'agressivité de mes écrits était un travail thérapeutique pour m'aider à retrouver un équilibre sain. Je comprends très bien que l'on puisse être impressionné par des propos broderlines quand on ne comprend pas qu'il y a une différence entre le monde intérieur d'une personne et les différences de ce qu'elle choisie de faire dans ses gestes au quotidien.

Donc, je me retrouve avec des conditions importantes à respecter dans ma libération, la charge d'arcèlement contre ma psychologue n'étant pas encore tombée. Ce que je trouve étrange c'est que je sois accusé d'arcèlement d'avoir voulu soit discuter de la problématique, soit d'être remboursé pour des services que je n'ai pas reçu, par une spécialiste de ma problématique qui n'a jamais répondu à aucune de mes demandes, ni même pour me dire d'arrêter. Ma perception des choses est très différente, le harcèlement c'est elle qui l'a fait en refusant de respecter ses obligations dans sa relation thérapeutique avec moi, j'ai dénoncé souvent son insistance à me traiter contre mon gré, sans respect de ma dignité (ce pourquoi je demande à être remboursé). Je crois que je suis en droit de ne pas accepter l'idée qu'il est bon pour moi d'apprendre à endurer une thérapie qui vise ouvertement à me faire du mal pour m'habituer à souffrir sans réagir, et en acceptant d'être traité comme ça sans opposition. Quand je cherche de l'aide, je ne cherche pas à avoir de nouveaux bourreaux dans ma vie. Ma conception d'aider quelqu'un ce n'est pas ça.

Que pensez-vous de cette situation ?


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MessagePosté le: Sam 1 Nov - 15:59 (2014)    Sujet du message: Publicité

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